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Fraude et corruption : 36% des DAF prêts à fermer les yeux

by margaux oren on 28 avril 2016

Les directeurs financiers sont les membres privilégiés au sein de l’entreprise pour lutter contre le risque de fraude. Les résultats d’une étude internationale sur le sujet publiée par EY montrent pourtant que nombre d’entre eux sont susceptibles de fermer les yeux dans certaines conditions.

Tolérance pour les actions visant à pérenniser l’activité de l’entreprise

Invitation à un spectacle ou un dîner, cadeaux ou services personnels, paiements en espèces… ces dépenses bénéficient d’une zone de flou et leur nature comptable est laissée à l’appréciation des collaborateurs financiers. Ils sont ainsi 46% à justifier au moins une de ces actions si elle contribue à pérenniser l’activité de l’entreprise (36% des directeurs financiers). Les DAF seraient par ailleurs 7% à pouvoir comptabiliser des revenus avant la date prévue et 3% à accepter de manipuler des résultats financiers. Enfin, si les personnes interrogées estiment que la corruption pour décrocher un contrat est réelle dans leur pays, ils ne sont que 11% à penser qu’elle existe dans leur secteur d’activité. Naïveté ou mauvaise foi ?

La responsabilité des directeurs financiers engagée

Comme le rappelle EY « le principe 8 du Code du travail du COSO 2013 conseille aux organisations de procéder à l’évaluation des risques de fraude de leurs entités, de mettre en place des actions de surveillance en la matière, et d’apporter des réponses pour atténuer les risques de fraude. » La SEC (Securities and Exchange Commission) a par ailleurs durci ses contrôles concernant le reporting financier frauduleux et n’hésite pas à poursuivre ceux qui ont manqué à leur responsabilité. Pourtant, les répondants ne considèrent pas la mise en place de moyens de détection des fraudes comme une priorité et 55% d’entre eux pensent que leur organisation a suffisamment investi dans des outils informatiques spécialisés.

Sous couvert d’intentions louables, les directeurs financiers sont prêts à exposer leur responsabilité et celle de l’entreprise en agissant de manière répréhensible au regard d’un environnement réglementaire de plus en plus sévère. Le déploiement de solutions de détection des fraudes s’impose comme moyen pour répondre à leur obligation de surveillance.

Consultez l’ensemble des résultats de l’étude ici.

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